Pour des réunions publiques où tout le monde participe

Le public assis en rangées dans la salle, les orateurs à la tribune : trop souvent, c’est le mode d’organisation des réunions publiques. Nous avons décidé d’expérimenter d’autres méthodes pour que tout le monde puisse participer et prendre la parole.

Un cercle plutôt que des rangées

Dès la réunion du 7 mars, nous avons disposé les chaises en un large cercle, et non en rangées. Animateurs et participants se retrouvaient ainsi ensemble, prêts à l’échange. En revanche, nous n’avions pas prévu que ce premier rendez-vous attirerait 80 personnes ! Faute de pouvoir pousser les murs de la salle Boris-Vian, nous avons installé les derniers arrivants derrière le premier cercle.

Des ateliers en groupes restreints

Prendre la parole devant 80 personnes ? Pas facile, même si on a beaucoup à dire. Aussi, chacune de nos réunions comprend un temps de réflexion en ateliers, avec des groupes limités à 12 personnes où chacun peut prendre la parole sans appréhension. Au départ, certains participants ont été surpris. Puis tout le monde a joué le jeu et les idées ont fusé : nous en avons collecté plus d’une centaine.

Des ateliers où on se déplace

Toujours pour le 7 mars, où nous parlions d’écologie, de solidarité et de participation, une table avait été installée pour chaque sujet et les groupes passaient de table en table. Exemple : un groupe commençait par la table Ecologie et partageait ses idées sur ce sujet pendant 20 minutes, sous la conduite d’un animateur. Il passait ensuite à la table Solidarité, où l’animateur résumait les idées du groupe précédent avant de lancer leur propre débat. Puis il terminait par la table Participation, après avoir pris connaissance des idées des deux groupes précédents.

D’autres pistes pour animer le débat

Il existe bien d’autres façons de rendre une réunion vivante et de faire participer tout le monde. Des exemples ? Demander aux participants de se lever et de discuter par groupes de 4 sur un sujet « chaud », comme : « seriez-vous prêt à lâcher votre voiture ?« . Guillaume Gontard, sénateur de l’Isère, l’a fait tout récemment dans une réunion à la Terrasse.

On peut demander à chacun de donner ses idées sur des post-it qui sont ensuite regroupés par thèmes. On peut imaginer des réunions en extérieur, par exemple dans un quartier qui doit être réaménagé. Nous choisirons peut-être l’une de ces pistes, ou d’autres, pour les prochaines réunions. Mais nous éviterons le mode classique, orateurs en tribune, participants en rangées face à eux.

Que deviennent les idées produites ?

Faire participer tout le monde, c’est bien, mais que deviennent les idées émises par les participants ? Ne risquent-elles pas de tomber aux oubliettes ? C’est un risque, bien sûr. Aussi, nous établissons après chaque réunion un compte-rendu exhaustif. Dans un second temps, nous examinerons ces idées une à une pour bâtir notre programme.

Tout ne sera pas retenu : on ne peut pas tout faire, et toutes les propositions ne s’inscrivent pas dans notre axe écologie – solidarité – participation. Mais cet examen nous permettra de détecter des idées partagées par beaucoup, des tendances que nous n’avions pas perçues, sans doute des idées fortes et novatrices. Nous croyons à la richesse et à l’efficacité de ce fonctionnement participatif. Jouez le jeu avec nous !